Pas d’Eglise sans bénévoles

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Quête Actualités

À l’occasion de la quête de la Toussaint, le diocèse de Sion met en lumière ses bénévoles.

La Suisse se classe parmi les pays avec le plus fort taux de bénévolat en Europe, avec 66% de sa population engagée dans une activité bénévole. Selon plusieurs études, près de 600 millions d’heures de travail sont ainsi offertes chaque année, qui correspondraient à plus de 30 milliards de francs si ce travail devait être rémunéré, soit plus du tiers du budget annuel de la Confédération. La situation n’est pas différente en Eglise. En ce jour où les paroisses procèdent à la quête annuelle en faveur des besoins du diocèse, rencontre avec quelques bénévoles sur cette réalité essentielle et trop méconnue.

N’est-il pas contradictoire de demander de l’argent en parlant du bénévolat ? 

Au contraire ! Le bénévolat nécessite un soutien structurel pour se développer. Permettre au diocèse de financer ses Services pastoraux – d’ailleurs très restreints en comparaison interdiocésaine ou intercantonale –, c’est favoriser en même temps le lancement de multiples activités bénévoles, ainsi que la formation et l’accompagnement des personnes qui s’y investissent.

Mais ne faudrait-il pas que ces activités soient rémunérées ?

Pas du tout. D’une part, nous savons bien que cela est impossible en regard de la situation ecclésiale actuelle. D’autre part, nous croyons que le bénévolat fait partie intégrante de la mission de l’Eglise et de l’esprit de l’Evangile. Comme beaucoup d’autres réalités sociales, sportives ou culturelles, l’Eglise vit de l’engagement de chacun, ce qui correspond précisément à la nature de la foi qui demande d’être vécue et partagée. Tout croyant est naturellement conduit à s’engager d’une manière ou d’une autre.

En quoi peuvent consister de tels engagements ?

Ils sont aussi nombreux que variés. En paroisse, cela peut aller de l’accompagnement d’un groupe de catéchèse à l’animation liturgique, en passant par la participation à un conseil de communauté ou de gestion, l’engagement dans une chorale, des visites aux malades, de l’aide aux personnes en situation de précarité… Au total, cela correspond à plusieurs centaines de milliers d’heures de bénévolat offertes chaque année dans le diocèse, ce qui bénéficie à l’ensemble de la société valaisanne.

Le soutien au bénévolat ne s’oppose donc pas aux besoins financiers du diocèse ?

Les agents pastoraux ont besoin des bénévoles, et l’inverse est aussi vrai. Etymologiquement, le bénévolat vient du latin « bienveillance ». Nous essayons de « faire du bien », mais nous devons aussi « bien le faire », et pour cela le diocèse a besoin du soutien de chacun.

Propos recueillis par Pierre-Yves Maillard, Page Eglises du Nouvelliste, 31 oct.

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