L' ordination
L'ordre consacre des hommes appelés à transmettre les dons de Dieu.
Chacun sa vocation
Il existe plusieurs façons de se consacrer entièrement à Dieu : par le mariage, la vie religieuse, ou le sacerdoce… Chacun de ces états de vie est un chemin qui nous permet de vivre notre vocation d’enfants de Dieu et d’avancer sur le chemin de la sainteté.
Aucun n’est supérieur à un autre ; nous sommes tous cocréateurs de ce monde avec le Christ. Il désire notre bonheur, à nous de discerner par quel chemin, en relation intime avec Lui.
Le diacre, le prêtre et l'évêque
Le diacre est appelé à servir l’Église de manière particulière. S’il est célibataire, il doit avoir au moins 25 ans, et s’il est marié, il doit avoir 35 ans, recevoir le consentement de son épouse et être marié depuis 10 ans.Il exerce le service de la Parole (prédication, catéchèse, évangélisation), de la liturgie (célébration, animation, préparation aux sacrements) et de la charité (service des pauvres).
Le prêtre est celui qui, après un temps de discernement et de formation au séminaire, reçoit l’ordination diaconale avant de devenir prêtre. Il célèbre les sacrements et annonce l’Évangile. Certains prêtres choisissent de vivre en communauté religieuse, tandis que d'autres sont envoyés par leur évêque pour servir dans les paroisses ou dans d’autres institutions de l’Église.
L’évêque, quant à lui, est un prêtre appelé à la responsabilité d'un diocèse. Nommé par le Pape, il devient le pasteur principal de son diocèse, garant de l’unité et de la communion entre les chrétiens. Il veille au bien-être spirituel des prêtres et des fidèles qui lui sont confiés.
Mgr Jean-Marie Lovey est l’évêque de notre diocèse de Sion depuis 2014.
Un chemin de discernement
Le chemin vers le sacrement de l'Ordre est un long processus de discernement et de formation. Ceux qui sentent l'appel à la prêtrise ou à la vie diaconale doivent prendre le temps d'écouter Dieu dans leur vie, de discerner leur vocation et de se préparer à vivre ce ministère. Ce cheminement se fait souvent dans le cadre du séminaire, d’une communauté religieuse et par l'accompagnement d'un prêtre, et nécessite une ouverture totale à la volonté de Dieu.
Ce chemin est avant tout un chemin de foi, un chemin d’écoute, et un chemin de service. Jésus continue d'appeler aujourd'hui, comme il l’a fait avec ses premiers disciples : « Viens, suis-moi ! » À toi aussi, il peut adresser cet appel.
Le sacrement de l'ordre, c'est quoi ?
Le sacrement de l’Ordre
Depuis les premiers temps de l’Église, Dieu continue d'appeler des hommes à suivre le Christ d'une manière particulière. À l'instar des Apôtres, ces hommes sont choisis et appelés à devenir des instruments particuliers de l'annonce de l'Évangile, au service de l’Église et des plus démunis. Le sacrement de l'ordre a trois degrés : diacre, prêtre et évêque, et chacune de ces vocations est un service rendu à Dieu et à l’Église.
Le processus de l'ordination
L’ordination d’un diacre, d’un prêtre ou d’un évêque se déroule généralement au cours d’une messe solennelle, durant laquelle l’évêque confère le sacrement de l’Ordre. Cette cérémonie est riche de symboles qui marquent l’engagement total du futur ordonné.
- La prostration : Le futur prêtre s'allonge sur le sol, en signe de totale humilité, de disponibilité et de conscience de ses fragilités. Cette position rappelle l'appel de Dieu, comme Moïse au buisson ardent : « Me voici ! »
- L’imposition des mains : L’évêque et les autres prêtres imposent les mains sur la tête du candidat, un geste symbolisant l’appel de l'Esprit-Saint pour qu’il le remplisse de grâce et de force.
- L’onction d’huile : L’évêque oint les paumes du futur prêtre avec l'huile sainte, symbolisant le don de l’Esprit-Saint qui le fortifie pour accomplir sa mission. Ce geste marque la consécration et l’ordination du candidat à sa mission sacrée.
2’000 prêtres en Suisse
En Suisse, 2’000 prêtres s’engagent au service de leurs communautés. Mais au-delà de leur ministère, quelle est la réalité de leur quotidien dans une société en pleine mutation ?
Pour répondre à cette question, Lumen s'immerge dans le quotidien de l'abbé Valentin Roduit, à Monthey (VS). Des moments de prière silencieuse à l’adrénaline du sport, de l'écoute profonde et la convivialité des rencontres à la coordination avec les collègues, les journées se suivent et ne se ressemblent pas. Elle portent en elles des défis quotidiens. Le plus grand c’est de « faire le pont » : la vocation sacerdotale s’articule en effet en lien avec d’autres vocations qui façonnent et font vivre la communauté chrétienne. La diversité est sans doute la caractéristique principale de ce ministère qui reste « une manière de vivre le baptême », rappelle l’abbé Pierre-Yves Maillard, vicaire général du diocèse de Sion. Plusieurs vocations, une mission commune : l’accueil du Christ et le partage de la Bonne Nouvelle par toutes et tous selon leurs appels.
Qui sont les séminaristes de Suisse romande ? Que vivent-ils au quotidien ?
S’entourer pour mieux discerner
Si tu te sens appelé à discerner ta vocation, sache qu’il existe des parcours, des retraites spirituelles, et des groupes pour t’aider à avancer dans ce cheminement. Ne reste pas seul : un prêtre, un accompagnateur spirituel ou une communauté pourra t’aider à voir plus clair.
Tu peux contacter le Centre Romand des Vocations qui propose notamment une année de discernementLire la catéchèse du Pape François sur le discernement
«Discerner parmi toutes les voix quelle est la voix du Seigneur, la voix de Celui qui nous conduit à la Résurrection, à la Vie.»
Pape François