Une exposition pour ne pas oublier les chrétiens persécutés dans le monde
Une réalité mondiale qui ne peut laisser indifférent
À travers des panneaux pédagogiques et accessibles à tous, l’exposition met en lumière les différentes formes de persécution religieuse : discriminations, violences, exils forcés, atteintes à la liberté de culte.
Aujourd’hui, selon l’ACN, plus de 400 millions de chrétiens sont touchés par ces situations. Derrière ces chiffres, ce sont des hommes, des femmes, des familles entières qui témoignent de leur foi dans des contextes souvent marqués par la guerre, la pauvreté ou l’instabilité politique.
L’exposition permet ainsi de mieux comprendre :
- les enjeux de la liberté religieuse dans le monde,
- les contextes géopolitiques dans lesquels vivent ces communautés,
- et les témoignages concrets de chrétiens qui continuent d’espérer.
Une actualité brûlante : l’exemple de Jérusalem
Cette réalité n’est pas lointaine. Elle se manifeste encore aujourd’hui, y compris en Terre Sainte.
Le Cardinal Pierbattista Pizzaballa, patriarche latin de Jérusalem depuis 2020, en est un témoin direct. Fin mars 2026, alors qu’il devait célébrer la messe du dimanche des Rameaux au Saint-Sépulcre, il a été empêché par la police d’accéder à l’église, une situation qualifiée de « grave précédent » par le Patriarcat latin .
Cet événement, inédit depuis des siècles, a suscité une vive émotion, car il touche directement à la liberté de culte dans l’un des lieux les plus saints du christianisme.
Au-delà de cet épisode, le patriarche ne cesse d’alerter sur la situation dramatique des populations au Moyen-Orient. Face à la guerre et aux violences, il rappelle avec force que l’on ne peut pas utiliser le nom de Dieu pour justifier la guerre, dénonçant « le péché le plus grave » dans le contexte actuel .
Lors de ses visites à Gaza, il a également témoigné de conditions de vie extrêmement difficiles, évoquant une situation « moralement inacceptable » et appelant à une aide urgente pour les populations .
Ces événements rappellent que la souffrance des chrétiens persécutés n’est pas seulement une réalité lointaine, mais une actualité brûlante, qui concerne aujourd’hui encore les lieux mêmes où le christianisme est né.
Une exposition qui devient prière
Dans ce contexte, l’exposition proposée à l’Abbaye de Saint-Maurice prend une profondeur particulière.
Elle ne se limite pas à informer : elle invite à une démarche intérieure. Dans le silence de la basilique, chacun est appelé à :
- porter dans la prière les chrétiens persécutés,
- s’unir à leur espérance,
- réfléchir à sa propre manière de vivre et de témoigner de la foi.
L’Aide à l’Église en Détresse rappelle que la solidarité passe aussi par la prière, qui unit les chrétiens au-delà des frontières.
Une résonance particulière à Saint-Maurice
Le lieu qui accueille cette exposition n’est pas neutre. L’Abbaye de Saint-Maurice, fondée en 515, est marquée par le témoignage des martyrs de la Légion thébaine.
Ce lien entre passé et présent est frappant : hier comme aujourd’hui, des chrétiens donnent leur vie ou vivent leur foi dans des conditions difficiles. L’exposition fait ainsi résonner cette mémoire ancienne avec les défis actuels de l’Église.
Voir, comprendre… et entrer dans l’espérance
À travers cette exposition, le visiteur est invité à ouvrir les yeux sur une réalité souvent ignorée, mais aussi à entrer dans une communion plus profonde avec l’Église universelle.
À l’heure où, de Jérusalem à Gaza, des chrétiens vivent leur foi dans l’épreuve, cette exposition rappelle une vérité essentielle : la foi demeure, même au cœur des ténèbres — et elle devient alors lumière pour le monde.
Informations pratiques
- 📍 Lieu : Basilique de l’Abbaye de Saint-Maurice
- 📅 Durée : jusqu’à fin avril
- 🎟️ Accès : libre, aux horaires d’ouverture