Un pèlerinage de 180 km
Près de 150 jeunes Valaisans ont relevé un défi unique cet été : rejoindre Rome à pied, à vélo ou en bus à l’occasion de la semaine jubilaire de l’Année Sainte. Depuis le village italien de Tagliacozzo, une trentaine de pèlerins ont parcouru 180 km sur le Chemin de Saint-Thomas.
« Ce cheminement vers le Seigneur s’est déroulé à merveille, avec un groupe très soudé dès le départ », raconte l’abbé Valentin Roduit, qui a accompagné les marcheurs durant deux semaines. « Dès la première soirée, après une heure de montée avec nos affaires pour atteindre le bivouac à la belle étoile, nous avons célébré une messe d’ouverture et partagé des pizzas. C’était le début d’une expérience de solidarité et de grande spiritualité ancré dans le Christ. »
Un défi physique et spirituel
Pour ces jeunes, chaque journée était un défi : marcher vingt kilomètres sous le soleil italien ou la pluie, porter son sac à dos sur des sentiers escarpés et franchir des cols requiert patience et endurance. Des épreuves qui rapprochent : « Grâce à la marche, les louanges et les chapelets, le contact avec les autres pèlerins valaisans est facilité, on devient vite amis », confie Josué, pèlerin de 16 ans, originaire de Martigny. « On se levait tous les jours à 5h du matin pour profiter des heures les plus fraîches. Les après-midi étaient consacrés à des temps de réflexion et de méditation sur des textes bibliques. »
Ce parcours, à travers montagnes, vallées et petits villages italiens a aussi offert des paysages à couper le souffle aux marcheurs. L’abbé Roduit évoque le sommet à 1’700 m dans les montagnes de L’Aquila : « Admirer ces panoramas après l’effort renforce l’émerveillement devant la création. »
À la rencontre du Pape et de la Ville éternelle
Arrivé à Rome, le groupe a pu expérimenter l’ambiance fervente de la capitale italienne : franchir les portes saintes, catéchèses avec l’évêque des jeunes Mgr Alain de Raemy, et participation aux célébrations avec le Pape. « Cette semaine m’a rapproché du Seigneur et m’a donné de l’espérance face à un quotidien parfois morose », confie Josué.
Ces deux semaines ont été révélatrices : « Les jeunes ont cheminé intérieurement, appris à se connaître, à vivre en communauté et à se rapprocher de Dieu. Les sourires, la ferveur et la joie des participants témoignent de la vitalité de la jeunesse catholique et de la force de l’espérance. »
Entre effort, prière et fraternité, ce pèlerinage à pied a permis aux jeunes Valaisans de nourrir leur foi et de semer de nouvelles graines d’amitié et d’Espérance, appelées à germer bien après leur retour de Rome.
Antoni da Campo, page Eglises du Nouvelliste, samedi 16 août 2025