Un festival pour toutes les familles
Depuis quatre ans, le Festival des familles se tient à la mi-mars au Labyrinthe Aventure à Evionnaz. Quelques jours avant la réouverture officielle des installations, les familles du diocèse sont invitées à une messe présidée à 10h00 par l’évêque Jean-Marie Lovey, suivie d’un pique-nique et d’activités pour les enfants et les parents
Florence et Casimir Gabioud, quelle importance revêt actuellement la famille ?
Dans les situations difficiles de deuil ou de maladie, la famille reste un refuge pour se ressourcer et se reconstruire. En Valais, le réseau familial est souvent large et solide. Mais au-delà de la communauté familiale biologique, il y a aussi d’autres réalités auxquelles on appartient, parfois pour un temps seulement, et qui nous aident à avancer : le village, le cercle d’amis, la fanfare, le club sportif. Les relations se tisent à travers ces rencontres. Cela nourrit notre humanité et nous fait grandir, parce que nous nous enrichissons au contact de l’autre.
Et l’Eglise, est-elle une famille ?
On voudrait qu’elle soit toujours belle et rayonnante ! Pourtant, il y a des moments où l’on peut avoir honte d’appartenir à cette famille, surtout lorsqu’on apprend que l’un ou l’autre de ses membres a gravement fauté. Cette souffrance est lourde à porter. Mais il faut aussi garder l’espérance et voir tous les gestes de bonté posés au quotidien et qui transforment le monde. L’Eglise, c’est d’abord cette communauté de plus d’un milliard de croyants qui s’efforcent de suivre Jésus.
C’est le sens du Festival des familles ?
Oui. Pour découvrir cette Eglise vivante et relever ce défi de vivre ensemble, Mgr Jean-Marie Lovey invite les familles le dimanche 15 mars au Labyrinthe Aventure. Il s’agit en premier lieu de vivre la rencontre, tout simplement. Pour les enfants en particulier c’est un temps fort et attendu. Lier la prière et la célébration de l’eucharistie à une journée de fête et de jeux, voilà une perspective qui n’est pas pour leur déplaire ! Les parents peuvent aussi rencontrer d’autres familles qui partagent la même foi et les mêmes soucis. En ce dimanche de la joie, nous serons invités à nous laisser conduire par le Christ pour sortir de la nuit et à nous comporter en « enfants de lumière ». Pour le bien de toute la famille humaine.
Propos recueillis par Pierre-Yves Maillard, page Eglises du Nouvelliste, samedi 7 mars 2026