Un Carême pour se laisser transformer par Dieu

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Carême Jeunes

Fraternité : En Valais, le Carême 2026 se vit aussi en communauté. Depuis le 1er février, 8 amis valaisans âgés de 22 à 44 ans ont entamé un parcours de 70 jours articulé autour de la prière, de la vertu, de l'ascèse et de la vie fraternelle.

Comme 20'000 jeunes avant eux, Romain Barras et Thomas Roduit, originaires de Chalais et de La Fouly, ont choisi cette année de suivre la deuxième édition de « Virtus ». Ce grand Carême fraternel, proposé depuis 2025 par la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre (FSSP), se veut exigeant et invite ses participants à se désencombrer du superflu afin de suivre au mieux le Christ pendant quarante jours au désert.

Se rapprocher de Dieu, grandir en vertu et apprendre à prier

Pour les deux amis Romain et Thomas, cela se concrétise par cinq engagements quotidiens de vie spirituelle, de vertu et de pénitence. « Une heure de notre journée est consacrée à Dieu à travers l’oraison, le chapelet et la formation théologique par exemple. On combine cela avec une vie saine rythmée par le sport et une meilleure hygiène de sommeil. Enfin, le jeûne et la sobriété numérique nous permettent de réellement vivre l’Évangile dans notre chair. », détaille Romain. Au bout du fil, son camarade Orserin abonde dans le même sens : « Le Christ nous bouscule dans nos mauvaises habitudes, dans notre petit confort bien établi. Il nous appelle à vivre des privations extérieures pour mener à bien le combat intérieur. Par la prière, on nourrit notre relation à Dieu et ce dernier nous console de nos afflictions. »

Sanctification collective

Pour parcourir au mieux ce chemin spirituel, qui prendra fin à l’issue de l’Octave de Pâques le 12 avril, les deux catholiques peuvent compter sur les moments de fraternité hebdomadaires aux côtés de leurs six autres camarades. « Les moments de convivialité sont un pilier central de notre Carême. Lorsque la discipline parfois flanche, il est réconfortant de recevoir le soutien moral et spirituel de la communauté. C’est porteur de partager un repas ou une messe en toute amitié. », nous confie l’étudiant Chalaisard. « La sanctification prend une dimension d’autant plus collective que nos dénuements visibles deviennent un sujet de discussion autour de nous. C’est un bon moyen d’évangélisation », conclut Thomas.

Débuter progressivement

Si le Carême est ancré de longue date dans la vie des deux étudiants, ce cheminement de foi n’est pas naturel. Pour Thomas Roduit, ces 40 jours avant Pâques sont accessibles à tous. Il invite tout un chacun à sauter le pas l’année prochaine : « Le Carême n’est pas une performance, l’important est de faire au mieux de nos capacités. Rappelons-nous avec humilité que cette période de rigueur est d’abord destinée au Christ. »

Antoni Da Campo, page Eglises du Nouvelliste, samedi 14 mars 2026

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