Trois copines en balade
Dans le fil décousu de leurs pas, entendons-les nous dire quel mot leur vient à l’esprit quand on leur dit « Carême » :
« Moi j’entends privation, sacrifice »... « Moi c’est plutôt printemps ! » Et voilà que l’une d’entre elles file une image intéressante : « Je vois un oignon qu’on épluche ; ça pique un peu... et au fur à mesure qu’on avance sur le chemin du Carême jusqu’à Pâques, il y a des peaux qui s’enlèvent pour arriver jusqu’au cœur, comme un chemin de conversion douloureux face à nos pauvretés… »
Mais alors qu’est-ce qui change par rapport au reste de l’année ? « C’est un temps looong, quelquefois je le perçois comme négatif »... «Mais c’est pas seulement négatif, même si c’est un peu éprouvant, peut-être que c’est aussi un temps d’écoute de soi, de remise à jour de sa vie... un peu comme quand on réinitialise son natel, quand on remet à jour les applications… »
D’accord mais alors est-ce que le Carême peut améliorer votre vie ? « Oui, je le pense, car il y a des propositions paroissiales ou simplement spirituelles qui permettent de booster nos vies personnelles, sociales et familiales » « ... En nous mettant plus à l’écoute de l’Esprit saint » « ...et du silence… »
Qu’en est-il des résolutions de Carême, est-ce qu’elles ont évolué durant votre vie ? « Moi je peux dire qu’avec l’âge je suis plus réaliste et, je suis d’une certaine manière devenue plus vraie et moins exigeante avec moi-même, c’est peut-être bon signe »… « Je pense qu’il faut privilégier, en fait d’efforts et de résolutions, ce qui nous rend plus solidaires des autres… »
Alors Carême, je t’aime ou Carême, je te hais : « Moi je préfère nettement l’Avent au Carême ! » « J’ai un peu de peine avec cette Semaine Sainte interminable, comme une attente qui plombe le moral... Et puis enfin, Alléluia, c’est fini ! » Ou alors tout commence !
Propos réunis par Guy Luisier dans la page Eglises du Nouvelliste du 5 avril 2025