Quand la naissance se prépare aussi intérieurement

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Couples Actualités

On prépare une naissance dans les moindres détails matériels.
Mais qu’en est-il du cœur ? Une initiative diocésaine invite les couples à vivre aussi une préparation spirituelle.

Quand on prépare une naissance, on pense à la valise de maternité, aux rendez-vous médicaux ou à la chambre du bébé. Pourtant l’attente d’un enfant est aussi un chemin intérieur. Samedi dernier, une nouvelle rencontre de préparation spirituelle à la naissance a réuni quelques futurs parents à Martigny.

Imaginée par Marie-Bernard et son mari Michael, parents de quatre enfants, cette initiative est née d’un constat : si tout est prévu pour accompagner la grossesse sur le plan médical et matériel, la dimension spirituelle reste peu proposée. « Ces mois sont l’occasion de faire un voyage intérieur pour accueillir un enfant sous le regard de Dieu », explique Marie-Bernard. Issue d’un travail mené lors d’une formation diocésaine, cette proposition est encore quasi inexistante en Suisse romande.

Concrètement, la matinée alterne entre temps d’accueil, témoignages, échanges et prières. À partir du récit de la Visitation, les couples sont invités à partager leur vécu de la grossesse : joies, questions mais aussi inquiétudes. Pour Suzanne, venue seule, ce temps a été décisif : « Après une fausse couche tardive, la crainte de perdre cet enfant prenait le pas sur la joie de le savoir grandir en moi… La préparation spirituelle m’a beaucoup aidée sur ce chemin. » Elle évoque aussi « un sentiment de paix profonde » reçu lors de la bénédiction finale de l’enfant par le prêtre.

Pour Florie et Maël, c’est presque par surprise que tout a commencé : « C’est notre petite fille qui nous a ramené le flyer pendant une messe », racontent-ils. A deux mois de grossesse, alors que leur enfant était encore « tout petit », cette démarche les a touchés. « Pour Maël, c’était une manière de conscientiser cette grossesse. Et pour moi, de la remettre à Dieu, quoi qu’il arrive », confie Florie. Une façon aussi de reconnaître déjà la valeur de cette vie naissante : « attester que cet enfant est vivant, qu’il est déjà béni et en Dieu ».


A cette étape où la vie est encore fragile, Florie et Maël ont apprécié prendre du temps et donner du sens à ce qu’ils vivaient ; « c’était beau de prendre ce moment de pause et de prière pour notre enfant ». Invités à écrire une prière pour leur petit, ils ont pu verbaliser ce qu’ils souhaitaient pour sa vie et recevoir une bénédiction toute particulière.

Les fruits de ces matinées ? Un temps pour se poser, se recentrer et confier. Une manière de découvrir que la naissance ne se prépare pas seulement avec les mains… mais aussi avec le cœur.

Domitille Roduit

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