Pourquoi se faire confirmer à l’âge adulte ?
Anne-Cécile
Anne-Cécile, 32 ans, pharmacienne française installée à Sion parle d’un « appel » ressenti après son arrivée en Valais. Le contexte local — les fêtes religieuses, les messages bibliques sur les bus — favorise un retour vers l’Église. En accompagnant son fils vers le sacrement du pardon, elle se laisse toucher et choisit de reprendre son propre chemin. « Ce sacrement représente la validation consciente de mon baptême. Je confirme à Dieu que je crois en Lui. » Elle espère aussi : « donner un exemple à ses enfants. » Son cheminement, elle le compare à une randonnée : « On grimpe, ça peut être aride, mais le paysage change et reste beau. »
Loïc
Loïc, 27 ans, originaire de Monthey, a grandi dans une famille non pratiquante. Baptisé par tradition, il suit la catéchèse jusqu’à la communion. Adolescent, ses questions existentielles : « Pourquoi vivre ? Pourquoi le monde existe-t-il ? » le conduisent à reconnaître l’évidence d’un Créateur. La foi catholique lui apparaît comme la réponse la plus cohérente, mais sans pour autant entraîner de pratique concrète. C’est une rencontre qui change tout : en 2023, il croise celle qui deviendra son épouse, engagée dans un chemin de foi. Ensemble, ils se mettent en route, jusqu’à Compostelle et Assise. « Notre foi est devenue incarnée : corps et esprit avancent ensemble. » La confirmation vient « renforcer ce cercle vertueux et assurer la présence de l’Esprit Saint pour bien mener ma vie ».
Valentina
Quant à Valentina, 40 ans, installée récemment à Fully, la question de la foi l’interpelle lorsqu’elle épouse un homme qui souhaite se marier à l’Église. Elle réalise alors que dans les moments difficiles, c’est vers Dieu qu’elle se tourne spontanément. « C’est à partir de là que j’ai commencé à reprendre contact avec l’Église. » Aujourd’hui, elle parle d’une lumière toujours présente dans sa vie, qui a grandi à mesure qu’elle choisissait de la suivre. La confirmation signifie pour elle « se sentir complète dans sa vie spirituelle. »
Trois visages qui témoignent de la diversité des chemins de rencontre avec Dieu. Ce week-end, ils ont été unis dans le même sacrement, reçus par l’Église comme adultes dans la foi, remplis du souffle de l’Esprit et comme Anne-Cécile, ils ont certainement fait l’expérience que « Dieu ne cherche qu’à nous aimer, à nous de lui ouvrir notre cœur. »
Domitille Roduit, page Eglises du Nouvelliste, samedi 14 juin 2025