Le chemin vers Lourdes, un pèlerinage rempli d'espérance
Comme chaque mois de mai, la visite du sanctuaire marial s’adresse particulièrement aux personnes atteintes dans leur santé, en situation de handicap ou de précarité. Durant une semaine, la délégation suisse, menée par l’Hospitalité de Suisse Romande (HSR) et l’évêque du diocèse de Bâle, Mgr Felix Gmür, sera accompagnée par de nombreux brancardiers dévoués aux besoins de chacun.
Le don de soi remplit les cœurs
Un dévouement fraternel qui fait cette année encore la joie de l’hospitalière Margot Luyet. La Valaisanne de 28 ans, originaire de Savièse, fait partie des fidèles bénévoles qui consacrent régulièrement leur temps aux malades. « Pendant une semaine on vit dans une bulle de bienveillance et de charité. C’est un moment où on se fait le plus petit possible pour laisser la place aux autres », confie-t-elle. Lors des soins du matin, elle offre des sourires. Aux côtés des plus démunis, elle peut enfin déposer son fardeau. « Chaque pèlerinage à Lourdes est un miracle en lui-même. Chacun trouve le réconfort dont il a besoin dans les bras de la Vierge. Durant une semaine, au rythme des prières à la Grotte de Massabielle ou lors des chapelets dans l’une des basiliques, tous nos soucis deviennent secondaires, on peut enfin respirer. »
Chacun est accueilli comme il est, sans jugement.
Le brancardier Olivier Luyet, cousin de Margot, abonde dans le même sens. « Dès l’instant où l’on franchit le seuil du sanctuaire, le paradigme social change : les malades sont au premier rang et on se met à leur service. Chacun est accueilli comme il est, sans jugement. » Sur place, le Saviésan de 44 ans devient les bras et les jambes des personnes à mobilité réduite. C’est lui qui les véhicule à travers les différentes célébrations qui rythment le séjour, ou parfois en ville pour boire l’apéro en terrasse. Car il faut dire que les journées sont bien remplies entre les visites à la source d’eau miraculeuse, les messes internationales ou la procession au flambeau au crépuscule. Avec près de 5 millions de visiteurs par année, le programme catholique rencontre toujours un vif succès, 168 ans après les apparitions de Notre-Dame à Bernadette Soubirous. « Je comprends ce succès international. A Lourdes, on trouve l’harmonie et la paix. J’ai été témoin de douleurs apaisées, mais j’ai surtout vu des malades écrasés par leur croix repartir joyeux de tout l’amour qu’ils ont reçu », témoigne Olivier d’un air émerveillé.
Antoni Da Campo