Festival d'art sacré : La beauté, chemin vers Dieu
Jean-David Waeber, la musique, pour vous, c’est quoi ?
Je ne peux pas concevoir la musique en dehors d’une vie sociale, d’une communauté. Quand on me dit « musique », je pense aussitôt « relation, assemblée, public ». La musique fait passer un message, elle est dynamique, elle prend vie dans une relation mutuelle entre l’interprète et celui qui l’écoute.
Et la musique sacrée ?
Le message est ici relié à Dieu. L’objet du culte est une Personne. La musique sacrée permet d’exprimer ce qui ne peut pas être dit, elle est action de grâce à Dieu, supplication, louange.
Vous êtes maître de chapelle depuis bientôt trois ans. Comment cela se passe-t-il ?
C’est une grande responsabilité de succéder au fondateur Bernard Héritier. Mais je ne suis pas nouveau à la Fondation. Avant cette nomination, j’étais déjà engagé comme organiste depuis près de quinze ans, puis comme directeur de l’Ecole Maîtrisienne depuis huit ans. Cet ensemble composé de jeunes chanteurs est particulièrement motivant. Il chante une messe par mois, avec orchestre.
Quels sont les autres ensembles ?
Le chœur grégorien chante aussi une fois par mois, et l’Ensemble vocal et instrumental poursuit l’intégrale des cantates de Bach interprétées dans le cadre de liturgies catholiques, ce qui est un projet unique en Suisse. Toutes ces prestations traduisent un travail intense et varié, avec souvent très peu de temps pour mettre en place ces programmes chaque semaine. Heureusement je peux compter sur le soutien du conseil, présidé par Pierre-Christian de Roten, et sur l’immense travail de l’administratrice Sylvie Bernhard. Le chœur Cath’Voix et le chœur Oracantat chantent aussi des messes.
Un mot sur le Festival d’art sacré ?
Pour cette vingtième édition, nous donnons la parole à des artistes et à des ensembles locaux, afin de mettre en lumière la qualité de la production artistique sédunoise. Unique exception : le concert de clôture, le 4 janvier, donné par le célèbre ensemble anglais Stile Antico et organisé en collaboration avec les Riches Heures de Valère.
Pierre-Yves Maillard