Curé, il en rêvait déjà enfant
1- Vous avez grandi où et dans quelle famille ? Quels souvenirs gardez-vous de votre enfance ?
J’ai grandi à Grimisuat, sur la rive droite. Mes parents travaillaient les vignes et avaient des vaches d’Hérens. De mon enfance, je me souviens des étés passés avec ma famille à la vigne et au mayen du vallon de Réchy.
2- Quand vous étiez enfant ou adolescent, qu’est-ce que vous imaginiez faire plus tard ?
Quand j’étais enfant, je voulais déjà être curé. J’ai même pensé à être capucin. Mais, comme la barbe ne poussait pas (rires !), j’ai été attiré par la vie monastique, que j’ai vécue pendant une dizaine d’année. C’est dans un monastère londonien, qui avait la charge d’une paroisse, que j’ai pris goût à la vie paroissiale.
3- Vous souvenez-vous du moment où vous vous êtes dit pour la première fois : « Et si je devenais prêtre ? »
Oui, c’est en 5H (3ème primaire). Quelque temps après ma première communion, en cours de religion, le curé de l’époque a demandé à chaque élève de dessiner son futur métier. Alors, j’ai dessiné un curé habillé en vert, qui disait la messe. Mes camarades ont bien rigolé de moi… (rires !)
4- Aujourd’hui, qu’est-ce qui vous rend le plus heureux dans votre vie de prêtre ? Et qu’est-ce qui est le plus difficile ?
Ce qui me rend heureux, c’est d’être là pour les gens, d’essayer d’être proche de toutes les personnes, de leur transmettre de la joie, l’Amour de Dieu et de tisser avec eux l’espérance. Le plus difficile, le plus stressant, c’est de trouver les mots justes, qui relèvent, qui donnent confiance, dans les moments les plus douloureux de l’existence.
5- Si je vous suis pendant une journée ordinaire à Nendaz, à quoi ressemble votre journée ?
Ma journée commence par un temps de prière (Laudes et office des lectures) et par l’écoute de la Parole de Dieu (la Bible en un an du fr. Paul-Adrien), suivi d’un petit footing matinal. La matinée et l’après-midi sont principalement occupées par les visites aux malades, l’ECR à l’école primaire, les réunions avec l’équipe pastorale, la préparation des sacrements : pardon, premières communions et confirmation, ou les rencontres avec les familles endeuillées pour préparer la célébration des funérailles. Souvent, le début des soirées est consacré aux Vêpres et à un temps d’adoration suivi de la messe.
Puis, les soirées se poursuivent avec les préparations au baptême, au mariage, les réunions des conseils de gestion et du conseil de communauté ou des moments de convivialité. Avant de me coucher, j’essaie de prier les Complies et de prendre un petit temps d’oraison, de prière silencieuse, pour confier mes paroissiens et paroissiennes.
6- Pouvez-vous raconter une rencontre ou une anecdote qui vous a particulièrement marqué dans votre sacerdoce ?
Chaque fois que je célèbre le sacrement des malades, je vois le malade apaisé et soulagé ainsi que sa famille et ses proches. C’est un moment privilégié et encourageant, car alors Jésus se fait proche.
7- Quand vous avez quelques heures vraiment pour vous, qu’est-ce que vous aimez faire ?
Durant mon jour de désert, le traditionnel lundi, pour recharger les batteries pour la semaine à venir, j’aime bien lire, courir, prier un peu, regarder une bonne série ou partager un bon moment en famille.
8- Quel est votre endroit préféré à Nendaz ?
La chapelle de Planchouet, appelée aussi la cathédrale de mélèzes.
9- Un talent caché que vos paroissiens ne connaissent peut-être pas ?
Ce talent m’est aussi caché. (rires !)
Propos recueillis par Domitille Roduit