Contempler la Croix glorieuse

À l’occasion de la fête de la Croix glorieuse, le 14 septembre, redécouvrons le sens de ce signe au cœur de notre foi.

 

Dans cet Angélus, le pape Léon XIV nous rappelle que, par amour, le Christ a transformé un instrument de mort en instrument de vie. La Croix nous révèle ainsi jusqu’où va l’amour de Dieu : un amour plus fort que le péché et que rien ne peut séparer de nous.

Chers frères et sœurs, bon dimanche !

Aujourd’hui, l’Église célèbre la fête de l’Exaltation de la Sainte Croix, qui commémore la découverte du bois de la Croix par Sainte Hélène, à Jérusalem, au IVe siècle, et la restitution de la précieuse relique à la Ville sainte, par l’empereur Héraclius.

Mais que signifie pour nous, aujourd’hui, la célébration de cette fête ? L’Évangile que nous propose la liturgie (cf. Jn 3, 13-17) nous aide à le comprendre. La scène se déroule de nuit : Nicodème, l’un des chefs des Juifs, homme droit et ouvert d’esprit (cf. Jn 7, 50-51), vient rencontrer Jésus. Il a besoin de lumière, de conseils : il cherche Dieu et demande de l’aide au Maître de Nazareth, car il reconnaît en lui un prophète, un homme qui accomplit des signes extraordinaires.

Le Seigneur l’accueille, l’écoute et lui révèle finalement que le Fils de l’homme doit être élevé, « afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle » (Jn 3, 15), et ajoute : « Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » (v. 16). Nicodème, qui peut-être ne comprend pas pleinement le sens de ces paroles à ce moment-là, le comprendra certainement lorsqu’après la crucifixion, il aidera à enterrer le corps du Sauveur (cf. Jn 19, 39) : il comprendra que Dieu, pour racheter les hommes, s’est fait homme et est mort sur la croix.

Jésus en parle à Nicodème, en rappelant un épisode de l’Ancien Testament (cf. Nb 21, 4-9), lorsque dans le désert, les Israélites, attaqués par des serpents venimeux, se sauvaient en regardant le serpent d’airain que Moïse, obéissant au commandement de Dieu, avait fait et placé sur une hampe.

Dieu nous a sauvés en se manifestant à nous, en s’offrant comme notre compagnon, notre maître, notre médecin, notre ami, jusqu’à devenir pour nous le Pain rompu dans l’Eucharistie. Et pour accomplir cette œuvre, il s’est servi de l’un des instruments de mort les plus cruels que l’homme ait jamais inventé : la croix.

C’est pourquoi nous célébrons aujourd’hui son “exaltation” : pour l’amour immense avec lequel Dieu, l’embrassant pour notre salut, l’a transformée d’un moyen de mort en instrument de vie, nous enseignant que rien ne peut nous séparer de Lui (cf. Rm 8, 35-39) et que sa charité est plus grande que notre péché (cf. François, Catéchèse, 30 mars 2016).

Demandons donc, par l’intercession de Marie, la Mère présente au Calvaire près de son Fils, que son amour salvateur s’enracine et grandisse en nous aussi, et que nous sachions nous donner les uns aux autres, comme Lui s’est donné tout à tous.

PAPE LÉON XIV

ANGÉLUS

Place Saint-Pierre
Dimanche 14 septembre 2025

Mosaïque de Saint-Apollinaire en Classe (Ravennes, Italie)

Le pape Léon XIV en France du 25 au 28 septembre

Lire la suite

Une rentrée pastorale sous le patronage de saint Théodule

Lire la suite

Le diocèse de Sion réagit aux ordinations épiscopales célébrées à Ecône

Lire la suite

Chapelles et églises valaisannes sur les traces du Père Egide et de saint…

Lire la suite

Remise des diplômes Théodule

Lire la suite

2’000 prêtres en Suisse : mais que font-ils de leur journée ?

Lire la suite

Le pape Léon XIV ouvre un cycle de catéchèses sur la liturgie

Lire la suite