AfterFoire : quand la fête rencontre la foi
Peux-tu nous rappeler ce qu’est l’AfterFoire et quel en est le but ?
Cela fait six ou sept éditions que cela existe. L’objectif est simple : ouvrir l’église pendant la Foire, parler de Dieu et de son amour pour chacun. Il y a énormément de passage, des gens de tout âge, et c’est l’occasion de montrer que l’Église est ouverte, accueillante et vivante.
Comment se déroule la soirée ?
Nous commençons par un moment convivial : une raclette entre les participants pour se motiver et faire connaissance. Puis un court topo sur l’évangélisation : pourquoi et comment parler de Dieu, avec simplicité. Ensuite, une partie du groupe part dans la rue, en binômes, pour échanger avec les passants. L’autre partie reste à l’église pour accueillir.
À 21h15, le concert de louange commence, suivi d’un temps d’adoration animé jusqu’à minuit. Souvent, les bougies intriguent : les gens demandent à quoi elles servent, et cela ouvre la conversation. Ils peuvent ensuite en déposer une devant le Saint-Sacrement.
Peux-tu nous partager une rencontre qui t’a marqué ?
Oui, une jeune fille est passée alors que je prenais une bougie. Intriguée, je lui ai proposé de la déposer devant le Saint-Sacrement, en lui expliquant que c’est Jésus vivant. Vingt minutes plus tard, elle priait encore dans les bancs. Une autre fois, avec mon binôme Vincent, nous avons eu l’intuition en priant, que nous devions aller à la rencontre d’une femme en jupe rouge. Et il y en avait un sur la place ! Elle a été très touchée par notre démarche et nous avons prié ensemble pour ses intentions.
Pourquoi t’engages-tu dans cette mission ?
J’ai toujours grandi dans la foi, mais les JMJ à Lisbonne ont été un tournant. J’ai compris que l’évangélisation, c’est une question de vie : on croit à la vie éternelle, alors on ne peut pas garder cela pour soi. Ce serait égoïste de ne pas partager ce trésor. Ma foi transforme ma vie quotidienne. Je veux vivre pour Dieu et chercher la sainteté, un pas après l’autre.
Est-ce facile d’aller vers les gens ?
Non, c’est même difficile ! Il faut sortir de sa zone de confort, avoir du zèle. Parfois, on se fait rembarrer. Mais chaque rencontre devient une prière : je prie pour chaque personne croisée, et mon binôme prie pour moi. C’est exigeant, mais cela affermit ma foi. Et surtout, ça me donne envie de recommencer.
Propos recueillis par Domitille Roduit, page Eglises du Nouvelliste, samedi 11 octobre 2025