La bénédiction ? Ce n’est pas du fétichisme !
Pouvez-vous vous présenter ?
Je suis le curé de Nendaz depuis maintenant 11 ans. Être curé ici, c’est une véritable bénédiction. C’est vrai et c’est en lien avec le thème ! (rires)
Justement, qu’est-ce qu’une bénédiction ?
Bénir, c’est littéralement « dire du bien » et, par extension, « faire du bien ». Il est fondamental de comprendre qu’on bénit toujours les personnes et non les objets. Bénir un fromage, c’est souhaiter du bien à ceux qui l’ont fabriqué … et à ceux qui vont le manger ! À travers ce geste, on loue Dieu.
Comme le geste se fait parfois sur l’objet ou l’animal, n’y a-t-il pas un risque de confusion ?
Peut-être… C’est pourquoi je précise que ce n’est pas du fétichisme ni de la magie. Par exemple, lorsque je bénis les sacs d'école à la rentrée, je précise toujours que ce sont les enfants qui vont étudier que l'on bénit. De plus, la bénédiction s’étend à toute la communauté, dans cet exemple les enseignants.
Quelle doit être notre attitude pour accueillir pleinement cette grâce ?
La bénédiction doit naître d’une demande sincère, d’une ouverture du cœur et d'une foi confiante pour orienter sa vie vers le bien.
La bénédiction a-t-elle sa source dans les Evangiles ?
Jésus dit tout le temps : « La paix soit avec vous ». Il souhaite donc du bien à toutes les personnes qu’il rencontre.
Si je souhaite bénir, comment dois-je procéder ?
L’important, c’est l’intention. Par exemple, les parents peuvent bénir leur enfant en faisant un signe de croix sur son front ou bien ils peuvent imposer les mains sur sa tête.
Qu'est-ce que la bénédiction change spirituellement pour celui qui la reçoit ?
C'est le signe que Dieu se montre proche. La parole a toujours un impact réel et laisse une trace spirituelle. Mais le prêtre n'exerce aucun pouvoir personnel : il est simplement le canal de la grâce. Le bénéfice touche aussi celui qui bénit : faire le bien fait du bien !
Propos recueillis par Pierre Vianin
Dimanche dernier, Cérébral Valais a béni son nouveau bus adapté, à l’occasion de la journée des familles au Botza, à Vétroz. Un véhicule essentiel pour permettre aux personnes à mobilité réduite de participer aux camps, week-ends et sorties organisés par l’association. Chaque année, Cérébral Valais accompagne ainsi une centaine de personnes en situation de handicap.